Artiste / Artisan

Stacy-Ann Oliver

Ville

Lebel-sur-Quévillon

Discipline

Arts visuels

Sur le Web
  
Membre depuis

18 mai 2021

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PRÉSENTATION

Biographie

Stacy-Ann Oliver est une artiste d’origine jamésienne qui vit et travaille à Lebel-sur-Quévillon.  Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’université Laval (2014) ainsi que d’une maîtrise en arts visuels (2019) pour laquelle elle a décroché le prix Regart sur la maîtrise. Depuis 2016, elle a participé à différents projets d’autodiffusions tels que Quels lieux !? et l’off-FAAQ/FAAQ-off. Son travail a également été présenté dans des lieux de diffusions établis tels que la Galerie des arts de l’université Laval (2015), au Centre national d’exposition(2018) et à Regart (2019). Elle est aussi récipiendaire d’une bourse de production du CALQ pour son projet d’exposition «À nous» qui sera présenté à Lebel-sur-Quévillon à l’automne 2021.

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Arts & culture

Démarche

Je suis une artiste d’origine jamésienne qui a migré en ville au début de sa vie d’adulte pour revenir à sa terre d’origine 13 ans plus tard. Durant cette période d’exode, j’ai réalisé que venir de la Jamésie c’est comme venir d’un ailleurs, de l’imaginaire. Cette dichotomie entre le réel et l’imaginaire teinte grandement mon travail de représentation et de documentation du territoire. Par une pratique en installation alliant photographies peintures et sculptures, je tente de documenter de manière poétique et un peu fantastique, l’immensité du territoire et ses particularités, autant humaines que géographiques.

 

Je documente le territoire en m’intéressant à la représentation et l’interprétation du paysage qu’il porte. Je considère le paysage non pas comme un objet de contemplation, mais comme un témoin de l’évolution de l’humain et un objet de culture. Le paysage est là, à chaque époque, se modifiant avec le progrès et son appropriation par les peuples. Il est un excellent outil pour comprendre le monde. À la fois miroir et antithèse de l’humanité, il dévoile autant qu’il cache.

Mon travail prend souvent la forme d’installation où plusieurs médiums se côtoient et se confrontent. C’est dans les archives, les anecdotes et les coutumes ainsi que dans les caractéristiques formelles des lieux que je puise pour créer des œuvres qui oscillent entre le réel et la fiction. Par mes multiples façons de traiter l’image et l’objet, j’essaie d’établir des liens entre les différentes façons de voir et de vivre un lieu. Avec mes documents poétisés, je tente d’établir des récits ahiérarchiques qui laissent place à la rêverie et à l’interprétation. Par cette approche plurielle, mes installations mélangent la rigueur de la recherche documentaire à l’imaginaire ébranlant notre conception de la réalité.