27 juillet 2022
Chapais, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon, Matagami, Radisson, Valcanton, Villebois
Par Stéphanie Brousseau

Les Journées de la culture à la Baie-James

Portrait d’Emmanuelle Gendron
Texte intégral sur journeesdelaculture.qc.ca

Âge : 34 ans

Occupation : Artiste professionnelle, directrice générale de BABA

Municipalité : Chibougamau

MRC : Hors MRC

Photo : Manou

 


En une phrase, décrivez ce que la culture représente pour vous.

« La culture est l’essence de la société. »

Comment contribuez-vous au milieu culturel de votre région?

Je m’implique sur plusieurs plans : j’ai enseigné pendant deux ans les arts dramatiques et les arts et la culture dans une école à vocation culturelle (Vatican II) ; je donne des ateliers, coordonne des expositions et fais partie de plusieurs comités (table d’action culturelle nordique, plan d’action culturel régional, Les Arts en Nord) ; je dirige l’OBNL en culture BABA, qui œuvre à rendre l’art et les artistes accessibles à la communauté du 49e au 55e parallèle. Par l’entremise de cet organisme, je coordonne des projets d’art public (Mythique Eeyou Istchee), des expositions (comme Essart 49e, lors des prochaines Journées de la culture), le symposium Nord-du-Québec en création (le premier en Jamésie, qui en est à sa 3e année et aura lieu en avril à Lebel-sur-Quévillon), le festival RenArt (une journée d’activités pluridisciplinaires à Chibougamau) et nombre d’activités de médiation culturelle.

Je suis également artiste professionnelle à temps plein et je participe aux expositions proposées par les regroupements en place ; je dépose ma candidature pour les appels de projet ; j’ai fait le 1 % pour l’aérogare de Chibougamau-Chapais, une murale pour la nouvelle résidence du CFP de laquelle découlera un projet de médiation dans les écoles de l’ensemble de la Jamésie, une série de murales pour Lebel-sur-Quévillon. Je donnerai un atelier en lien avec ma démarche dans cette ville. Je m’entoure de partenaires locaux pour accroître la présence de l’art dans les commerces et au centre-ville.

Qu’est-ce qui vous rend la plus fière du milieu culturel de votre région?

C’est la mobilisation des agents culturels et artistes des différentes régions depuis les trois dernières années. Je sens un désir de s’unir pour rendre l’art plus accessible. L’immensité et la magnificence de la région créent un sentiment d’appartenance fort chez les gens d’ici, et cette qualité de vie mérite d’être célébrée et de rayonner à sa juste valeur. La symbiose avec la nature avoisinante et le sentiment de communauté tissée serrée sont des caractéristiques typiques de la Jamésie qui en font un endroit unique où il fait bon vivre.

Quel projet culturel régional vous a fait vibrer en 2022? Pourquoi?

J’ai particulièrement apprécié le projet mené par Stacy-Ann Oliver, Ensemble on (re)crée, qui consistait à faire peindre plus de 200 poissons en céramique qu’elle avait confectionnés par des gens de différentes municipalités de la Jamésie dans le but d’exporter l’art du Nord-du-Québec à l’occasion d’une exposition in situ à Deschambault-Grondines. Ce projet a créé un bel engouement et entrainé une participation active de la communauté, qui se sentait impliquée dans quelque chose de grand.


Facebook : @emmanuellegendron
Instagram : @emmanuellegendron
Site web : emmanuellegendron.com


Découvrez en septembre ses activités coups de cœur des Journées de la culture 2022.